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JOUR 1 - PLÉNIÈRE
1 - 9 h
Les perspectives des grandes institutions
internationales |
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Le développement du secteur de
l'énergie a des incidences économiques, sociales
et environnementales, particulièrement pour les pays
en voie de développement.
Le changement d'envergure que l'on constate actuellement
dans le secteur de l'électricité crée
un défi de taille pour les régulateurs qui doivent
continuer à atteindre les objectifs stratégiques
de politique énergétique, notamment en matière
d'efficacité, de sécurité énergétique
et de protection environnementale. Dix années de réforme
ont permis de constater qu'il ne suffit pas de modifier les
règles du jeu pour régler les problèmes
de pouvoir de marché et qu'il faut en outre appuyer
le passage à la concurrence.
L'énergie est à l'origine de la richesse des
pays industrialisés des années passées,
mais aujourd'hui les gens de ces pays riches ne sont pas satisfaits
de ce qu'ils reçoivent, alors que ceux des pays pauvres
ne sont pas satisfaits de ce qu'ils ne reçoivent pas.
De nos jours, malgré la présence d'un secteur
énergétique dynamique dans les pays industrialisés,
les sociétés ne tiennent pas suffisamment compte
de l'environnement. Il existe également un besoin de
percées technologiques qui ouvrent d'autres voies aux
régulateurs de marchés à la recherche
de concurrence intégrale et de réglementation
des transitions afin d'empêcher les abus de pouvoir
de marché. Nous devons prévoir la poursuite
du développement du secteur énergétique
dans les pays en voie de développement et l'acquisition
de connaissances en matière de régulation dans
les pays industrialisés.
Or, l'énergie a également un rôle primordial
à jouer pour ce qui est de soulager la pauvreté
et d'assurer un développement humain durable. Au moment
d'aborder la question du manque d'accès par les pays
en voie de développement à l'approvisionnement
moderne en énergie, nous devons nous préoccuper
des aspects environnementaux de la production et de la consommation
d'énergie. L'humanité doit relever le défi
crucial de trouver des moyens d'élargir et d'accroître
l'accès aux services énergétiques tout
en tenant compte des incidences environnementales. L'expérience
a montré que des approches réglementaires bien
conçues peuvent être des moyens efficaces d'accroître
la diffusion de technologies nouvelles et de satisfaire les
besoins de ceux qui ne participent pas à l'économie
de marché, de mobiliser les capitaux permettant l'approvisionnement
énergétique des zones rurales et de combler
les autres lacunes du marché. Parmi les options clés
on compte notamment des mesures d'élargissement de
la concurrence, la pratique d'une tarification au coût
marginal d'approvisionnement, l'obligation de servir les clients
captifs, l'obligation d'acheter de l'énergie verte
ainsi que l'imposition de mesures d'efficacité énergétique
et d'exigences de rendre compte à des fins de transparence.
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JOUR 1 - PLÉNIÈRE
2 - 16 h
Comment la réglementation l'énergie
peut-elle contribuer au développement mondial durable; et quel
genre de réglementation convient-il d'adopter? |
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Un peu plus d'un milliard de personnes vivant dans les pays
industrialisés consomment près de 60 % de l'approvisionnement
énergétique total, alors qu'un peu moins de
cinq milliards d'habitants des pays en voie de développement
consomment les autres 40 %. En Afrique moins de 20 % de la
population a accès à l'électricité.
De nos jours, la grande priorité de n'importe quel
pays qui prend des décisions en matière de développement
énergétique durable est d'étendre l'accès
aux services énergétiques à ceux qui
en sont encore privés.
Avant d'atteindre les trois objectifs énergétiques
d'accessibilité, de disponibilité et d'acceptabilité,
tout en favorisant le développement durable, il nous
faut relever trois défis :
- Le besoin de rendre compte et d'améliorer la formation
des régulateurs en gestion
- Accroître la capacité des pays en voie de
développement
- Prendre des mesures anti-corruption
Partout dans le monde et plus particulièrement en
Afrique, il n'y a pas de " modèle de réglementation
unique ". La bonne réglementation exige la compréhension
complète et exacte des enjeux du pays ou de la région,
ainsi que la façon de les régler. La seule façon
sûre d'arriver à un tel niveau de compréhension
et d'éviter une réglementation malavisée
est de travailler en étroite collaboration avec les
gens de la région et d'améliorer la compétence
des responsables de la réglementation.
L'engagement de bien des pays envers le développement
durable prend souvent la forme d'énoncés de
principes sans suite pratique. Les gouvernements devraient
prendre des mesures législatives et définir
les règles telles que des taxes sur la pollution selon
le principe " le pollueur doit payer " ou de permis
à polluer échangeables.
Le secteur énergétique a un rôle important
à jouer en matière de développement mondial
et durable et des modèles de réglementation
doivent être adoptés qui correspondent aux caractéristiques
particulières du pays.
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JOUR 2 - PLÉNIÈRE
3 - 9 h 30
Comment les fournisseurs d'énergie
abordent-ils la réglementation dans diverses parties du monde?
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Les présidents de trois grandes sociétés
énergétiques précisent ce qu'ils attendent
de la réglementation. Leur participation à des
projets énergétiques dans de nombreux pays est
la preuve que le secteur énergétique n'est pas
exempt de la tendance planétaire à la mondialisation
des marchés.
Les conférenciers d'honneur à cette séance
ont fait remarquer que dans un contexte en évolution
constante, la réglementation doit être transparente
et constante. Ces deux facteurs, qui présentent moins
de risques pour les investisseurs, s'imposent lorsqu'il s'agit
d'attirer les sociétés et de les amener à
faire des investissements à long terme.
L'harmonisation des règles dans les diverses juridictions
doit être favorisée afin de créer les
opportunités favorables à l'émergence
de nouvelles solutions multi-énergétiques. La
clarté et la stabilité des règles est
primordiale.
L'ouverture des marchés au gros de l'électricité
est un élément central afin de permettre l'émergence
d'une compétition robuste. Si la déréglementation
peut créer une plus grande profondeur et plus de liquidité
dans le marché, une certaine forme de réglementation
sera toujours nécessaire pour assurer le fonctionnement
ordonné des marchés.
Ils ont également affirmé que le secteur énergétique
avait un rôle important à jouer en matière
de développement durable. Comme le mentionnait un participant
: " La pauvreté n'est pas durable! ". Et
qui plus est, un plus grand recours à l'énergie
hydroélectrique aiderait certains pays à réaliser
leurs objectifs environnementaux. Les entreprises doivent
également se préoccuper de l'intérêt
public dans leurs interventions et opérations.
Enfin, ils ont fait remarquer que dans un contexte concurrentiel
où les consommateurs ne sont plus un marché
captif, le succès des sociétés tient
à la qualité du service à la clientèle.
Les stratégies des entreprises, notamment lors de fusions
et acquisitions, doivent assurer des bénéfices
à toutes les parties impliquées y incluant les
consommateurs et viser à faire évoluer les attitudes
de chacun.
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JOUR 2 - PLÉNIÈRE
4 - 16 h
Conclusions des ateliers - Résumé
des avis du Forum sur chaque sujet |
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En séance plénière, les trois principaux
rapporteurs ont confirmé la vive participation, l'énergie
et l'enthousiasme des délégués à
discuter des enjeux clés abordés dans les neufs
ateliers interactifs.
Les ateliers interactifs en sont venus au consensus selon
lequel les grandes considérations de principe (p. ex.
la répartition des revenus, le développement
régional, l'environnement, le développement
durable) sont pertinentes à la réglementation
énergétique. Cependant, l'influence particulière
qu'elles peuvent avoir sur des décisions données
relève du domaine conjoncturel qu'il vaut mieux traiter
au cas par cas, selon le cadre législatif et institutionnel
de la compétence en cause.
On n'a pas fait le consensus sur la question à savoir
si la réglementation de la production énergétique,
en termes d'approvisionnement et de prix, devait être
limitée au cas des sociétés à
intégration verticale (électricité ou
gaz). Des opinions étayées, à des pôles
opposés, ont été exprimées au
cours des neufs ateliers. Les questions à savoir à
quel point le pouvoir de marché existe dans le secteur
de la production énergétique, comment le mesurer
de façon efficace lorsqu'elle est présente,
si la présence d'un certain degré de pouvoir
de marché justifie une réglementation et quels
style et étendue optimales de réglementation
il convient d'appliquer à des situations particulières
ont été soulevées sans, bien sûr,
être réglées dans le cadre du Forum. S'il
y a eu consensus, c'est bien que cette question exigeait plus
amples discussion et recherche.
Les participants de l'atelier ont relevé un certain
nombre de défis pour les agents de réglementation
à venir, le principal étant le besoin pour les
régulateurs autour du monde de se tenir en contact
afin que les pratiques exemplaires, les idées nouvelles,
les leçons apprises et les questions d'actualité
soient partagées de façon générale
et efficace. À cet égard, c'était l'avis
de la plénière qu'un deuxième Forum mondial
sur la régulation de l'énergie devrait avoir
lieu d'ici deux à trois ans. Les participants ont exprimés
l'espoir que quelqu'un quelque part ferait de cette idée
une réalité!
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JOUR 3 - PLÉNIÈRE
5 - 9 h 30
Les régulateurs face à l'avenir |
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L'objet premier de la réglementation est de donner
à des conseils indépendants et spécialisés
les moyens de prendre des décisions dans le secteur
de l'énergie dont les résultats soient conformes
à l'intérêt général. Les
décisions des régulateurs doivent tenir compte,
pour le bien du pays, de leurs obligations statutaires, des
politiques économiques et énergétiques
actuelles du gouvernement, du contexte politique et des valeurs
et préférences publiques. Dans tous les cas,
les régulateurs doivent se servir de leur jugement
avisé et rendre compte au grand public.
L'expérience de la restructuration au Mexique a révélé
l'importance du contexte politique. La restructuration de
l'industrie gazière s'est déroulée selon
une suite logique de procédures. La nouvelle réforme
judiciaire permet les investissements et le financement privés,
favorise les expansions de pipelines et assure un approvisionnement
fiable, de haute qualité, à prix concurrentiel.
L'expansion de l'infrastructure du gaz naturel, à son
tour, a donné lieu à la réalisation de
projets de production d'électricité.
Les organismes de réglementation doivent réussir
à créer un marché exploitable et efficace
apte à assurer des avantages sociaux à la société
grâce à la concurrence des marchés énergétiques.
Il doit également relever le défi de l'expansion
des marchés de l'électricité et, enfin,
il doivent réaliser l'intégration régionale
des marchés énergétiques. Les marchés
canadiens et américains sont de plus en plus fortement
liés à un moment où de vastes marchés
régionaux évoluent rapidement. Pour relever
ces défis, il devient essentiel de collaborer à
la création d'une plate-forme boursière qui
permette l'adoption de politiques efficaces de fixation des
prix et de trouver le moyen d'attirer des capitaux et d'encourager
l'utilisation de ressources nouvelles.
Ces défis obligent les organismes de réglementation
à trouver de nouvelles approches de conception tarifaire
propres à améliorer l'efficacité afin
de réinvestir le capital dans le système et
de favoriser la protection de l'environnement, qui est d'intérêt
public.
Pour y arriver, les organismes de réglementation doivent
harmoniser leurs décisions. Les efforts visant à
harmoniser les régimes de réglementation au
Canada se sont avérés très avantageux
en ce qu'ils ont permis de réduire les coûts
de réglementation imposés aux promoteurs de
projets, d'accroître l'uniformité de la protection
du public et d'éliminer les distorsions des prises
de décisions en matière d'investissements. Une
harmonisation au niveau international produirait des avantages
semblables, quoique d'une ampleur éventuellement beaucoup
plus grande.
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JOUR 3 - PLÉNIÈRE
6 - 14 h 30
La libéralisation des marchés de l'énergie
est-elle à l'avantage des consommateurs? Si oui, de quels consommateurs?
Et de quelle façon? |
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La restructuration des marchés entraîne très
rapidement des gains importants pour les grands consommateurs
d'énergie et des gains moins importants pour les petits
consommateurs en mesure d'effectuer un choix éclairé.
Par contre, la qualité du service a souffert et la
situation des pauvres et des démunis, clientèle
délaissée par les utilités, s'est détériorée.
La restructuration a mis en évidence, dans certains
endroits, un pouvoir de marché qui constitue un frein
à la concurrence.
Au-delà des politiques énergétiques
et des bonnes intentions, la restructuration demeurera dans
une impasse tant et aussi longtemps que les régulateurs
exerceront leur rôle contrôlant de façon
traditionnelle et que les compagnies distributrices continueront
d'offrir les produits et services de façon également
traditionnelle.
Pour assurer une transition harmonieuse vers une économie
de marché dans le secteur de l'énergie, il faut
mettre de l'avant des règles équitables et transparentes
de concurrence, une information adéquate, une réglementation
qui permet d'assurer la survie des producteurs locaux et une
place à l'innovation technologique. Cependant, là
où un monopole persiste, il faut conserver une réglementation
basée sur les coûts.
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